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Gestion de l'eau

Le suivi de la ressource en eau permet de détecter les risques de sécheresse par le constat de la baisse excessive des niveaux des nappes ou des débits des rivières. Un dispositif de surveillance existe. Des bulletins bimensuels "bulletin sécheresse régional" ( BSR) comparent les valeurs constatées à des seuils reflétant le niveau de gravité de la situation. Des arrêtés-cadres sécheresse facilitent la gestion de crise pendant les périodes d’insuffisance de la ressource en eau. Ils définissent par avance les mesures à mettre en oeuvre en cas de sécheresse.

L'ORECC propose un  indicateur ressource en eau ayant pour objectif de présenter l’évolution sur une longue période des principaux indicateurs réglementaires utilisés par les dispositifs de surveillances cités pour les eaux de surface.

Résultats observés

La grande hétérogénéité des résultats obtenus sur plusieurs indicateurs observés ne permettent pas de conclure de manière solide à ce jour sur le lien direct entre changement climatique et conséquences observées. Cependant les évolutions des variables présentées vont toutes dans le sens d’une diminution de la disponibilité de la ressource en eau particulièrement sur la dernière décennie.

On observe plus spécifiquement :

  • Des débits moyens annuels à la baisse sur plusieurs des rivières observées depuis le début des années 90. Cette tendance est particulièrement visible pour les rivières au régime intermédiaire (Valserine, Fier et Jabron) sensibles aux fluctuations des précipitations neigeuses de l’hiver.
  • Une baisse des débits mensuels ces 10 dernières années par rapport à la moyenne de la période d’observation. Cette baisse est visible du printemps à l’été et est très marquée en début d’automne pour l’ensemble des cours d’eau. Ceci est vraisemblablement lié à la baisse des précipitations automnales ces dix dernières années.
  • Pour certains cours d’eau (Jabron, Bourbre, Fier, Coise) une avance d’un mois du pic du débit mensuel maximal et donc du pic de crue et pour le Jabron on observe des débits hivernaux en hausse particulièrement en janvier et février.
  • Pour les deux cours d’eau Azergues et Fiers une plus forte sévérité des étiages depuis 10 ans : les débits minimaux atteignent régulièrement des niveaux de périodicité décennale ou quinquennale.
  • Une baisse des débits d’étiages mensuels de l’ordre de plus de 10 % sur les 20 dernières années

A partir de 3 indicateurs d'état

  • Le débit de référence (module)

Le débit de référence moyen ou Module exprimé en m³/s, est le débit moyen inter-annuel calculé sur l’ensemble de la période d’observation de la station. Il donne une indication sur la disponibilité globale de la ressource en eau. Le module représente l’équivalent en m³/s de la quantité d’eau circulant pendant une année moyenne sur un tronçon de rivière. Il permet ainsi de documenter le bilan hydrologique global d’un bassin versant, et également de définir des débits planchers nécessaires au calibrage des débits "réservés" pour la gestion des retenues. Ces deux débits caractéristiques favorisent ainsi une gestion globale et équilibrée de la ressource en eau. En outre, ils sont utiles à l’actualisation de l’état des lieux des masses d’eau requis par la Directive cadre sur l’eau.

  • Les données sur la sécheresse : le VCN3 et le QMNA5

VCN3 :  débit minimal ou débit d’étiage des cours d’eau enregistré pendant 3 jours consécutifs sur le mois considéré. Il permet de « caractériser une situation d’étiage sévère sur une courte période ».

QMNA: débit mensuel minimal de chaque année civile calculé ici pour la période de 50 ans de 1966 à 2016. Le QMNA est une indication du débit mensuel d'étiage atteint par un cours d'eau pour une année donnée. Le QMNA5 est une valeur statistique particulière du QMNA. Exprimé en m³/s, c'est le débit mensuel minimal ayant la probabilité 1/5 de ne pas être dépassée une année donnée. C’est donc la valeur du QMNA telle qu’elle ne se produit, en moyenne, qu’une année sur cinq ou vingt années par siècle. C’est un débit statistique qui donne une information sur la sévérité de l’étiage. Il est communément appelé « débit d’étiage quinquennal ».

[Mise à jour : décembre 2017]