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Une biodiversité impactée par le changement climatique

La région Auvergne-Rhône-Alpes est caractérisée par une grande richesse naturelle : importantes réserves naturelles, grandes variétés d’espèces et espèces endémiques. C’est aussi une zone de grandes migrations. Le changement climatique aura donc potentiellement des impacts importants sur cette biodiversité : déplacement d’espèces, modification des cycles biologiques et physiologiques, extinctions locales… Il est cependant difficile d’apprécier le sens exact de cette évolution, d’autant qu’elle est liée à l’évolution de la ressource en eau, de la forêt et de nombreuses autres activités et ressources liées à l’homme.

Déplacement des espèces

La Cistude d'Europe est menacée en Auvergne-Rhône-Alpes © G. Chernilevsky (jpeg, 10 Ko)
La Cistude d'Europe est menacée en Auvergne-Rhône-Alpes © G. Chernilevsky

Le déplacement des espèces, pour retrouver des conditions voisines des écosystèmes (déplacements d’environ 160 km en distance et 160 m en altitude pour une augmentation de température de 1°c), devrait conduire à une diminution des aires de répartition de certaines espèces, en altitude notamment. Auvergne-Rhône-Alpes abrite ainsi des espèces menacées comme la Cistude d’Europe ou encore certaines espèces montagnardes, particulièrement vulnérables à la hausse des températures, comme le lagopède. Le biotope de végétation méditerranéenne devrait à terme devenir dominant dans une partie des plaines d'Auvergne-Rhône-Alpes, remontant jusqu’au Mâconnais ou au Dijonnais. Cette migration sera également observée pour les espèces aquatiques, avec l’apparition d’espèces thermophiles dans les cours d’eau.

Modification de la phénologie

Rosalie des Alpes © JM Echevarria (jpeg, 6 Ko)
Rosalie des Alpes © JM Echevarria

Une modification des cycles biologiques est attendue, en particulier un déplacement dans le temps des événements périodiques du cycle de la vie animale et végétale lié à des variations des débuts et fins de saison. Ainsi, selon le livre blanc du climat en Savoie (2009), le printemps commence en moyenne de 6 à 8 jours plus tôt en montagne qu’il y a 30 ans (contre 3 jours en plaine). Le Centre de Recherche sur les Ecosystèmes d’Altitude (CREA) observe également des évolutions notamment grâce à un programme de sciences participatives intitulé Phénoclim qui invite le public à mesurer l’impact du changement climatique sur la végétation des Alpes.

Impacts sur la physiologie

Des impacts sur la physiologie et les modalités de reproduction des espèces, liés à la modification de leur environnement, sont également envisagés.

Réductions et extinctions d’espèces

Enfin, des réductions ou extinction locales d’espèces sont à prévoir. Le développement et la colonisation des espèces invasives, au détriment des espèces locales, est un phénomène déjà visible en Auvergne-Rhône-Alpes et qui contribue à l’érosion de la biodiversité. Les espèces invasives proviennent souvent de zones biogéographiques plus chaudes. Le changement climatique offre de nouveaux espaces à leur forte capacité de colonisation, notamment via la vallée du Rhône qui joue le rôle de corridor.

 

 

[Mise à jour : mars 2017]