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Les forêts rhônalpines concernées par le changement climatique

Risques de dépérissement des arbres, d’augmentation de la fréquence et de l’intensité des incendies et extension de la forêt méditerranéenne : le changement climatique pourrait accroître la vulnérabilité des forêts en Auvergne-Rhône-Alpes. Des évolutions notables pour la filière sylvicole, première productrice de bois en France, sont donc à anticiper.

Dépérissement de la forêt

Exemple de dépérissement, qui pourrait devenir plus fréquent à l’avenir © ClimAdapt (jpeg, 25 Ko)
Exemple de dépérissement, qui pourrait devenir plus fréquent à l’avenir © ClimAdapt

La récurrence des stress hydriques, consécutives à des périodes de sécheresse ou de fortes chaleurs récurrentes, pourrait provoquer un dépérissement forestier.

Cet impact est déjà identifié pour les Cèdres dans le nord de l’Ardèche et le Pilat et pour les Chênes Blancs en Ardèche.

Développement potentiel de ravageurs

L’augmentation des températures, notamment en hiver, pourrait favoriser une extension de l’aire des ravageurs et des pathogènes. En Auvergne-Rhône-Alpes, cela concerne principalement le scolyte de l’épicéa et la chenille processionnaire, dont le développement est favorisé respectivement par les canicules et les étés chauds et secs pour le premier, et par les hausses de températures hivernales pour le second.

Le scolyte, qui pond ses oeufs sur l’écorce des épicéas peut provoquer la mort d’un arbre déjà fragilisé. La chenille processionnaire, dont l’aire de répartition s’étend vers le nord et en altitude, peut fragiliser les pins, dont elle mange les aiguilles.

Augmentation des feux de forêts

L’augmentation de la fréquence des sécheresses et la diminution des précipitations en période estivale pourraient se traduire par une augmentation de la fréquence et de l’intensité des incendies. Le déplacement vers le Nord d’essences de type méditerranéennes rendrait vulnérable des territoires habituellement peu concernés par les feux de forêts.

Modification des aires de répartition des espèces

L’augmentation prévisible des températures et la diminution des précipitations estivales favoriseraient l’extension de la forêt méditerranéenne au détriment des forêts alpines et subalpines.

Cela se traduirait par une diminution des peuplements de sapins et d’épiceas (sensibles à une variation de 2° C et demandant beaucoup d’eau) et une disparition des peuplements de mélèzes et de pins cembro, qui ne pourraient plus trouver de biotopes adaptés à des altitudes plus élevées. Or ces espèces constituent les espèces majoritaires de l’actuelle économie du bois.

 

 

[Mise à jour : juin 2017]